Enfance et Bonheur, Cultures d’Enfances et Bambinous’Palace, des structures d’accueil à la petite enfance qui auraient permis de très juteux business

Article de du mardi 1 décembre 2020

Le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre va entendre ce matin une mère et ses 4 fils, tous impliqués dans la gestion de 3 crèches aujourd’hui disparues. Trois structures d’accueil à la petite enfance où plusieurs millions d’euros de fonds publics auraient été détournés.

E. Stimpfling et L. Guiolet-Oulac


L’affaire débute le 9 janvier 2017 par un signalement de la direction régionale des finances publiques. Ce service de l’Etat vient de vérifier la compatibilité de deux associations « Culture d’Enfance » et « Enfance et Bonheur ». Et plusieurs éléments mettent en évidence une présomption de détournements de fonds publics.


Saisi, le Parquet de Pointe-à-Pitre ouvre alors une enquête préliminaire confiée à la DIPJ Antilles-Guyane et au GIR. Autant dire, tous les services de contrôle de l’Etat. 


Les enquêteurs vont très vite démontrer que la gestion de ces trois crèches situées sur les communes du Lamentin Gosier et le Le Moule, dissimulait en réalité un vaste système de détournement de fonds publics qui fonctionnait pour le seul bénéfice de Ghislaine Amabit et de ses quatre fils, Marc, Gil, Luc et Françk Olivier Gabali.


La mère présidait les associations, les enfants, eux, émargeaient dans les trois structures avec des salaires mensuels très, très largement supérieurs à ce que prévoit la convention collective nationale du lien social et familial.


L’enquête a démontré qu’aucun des quatre fils n’étaient titulaires d’un diplôme leur permettant de diriger une crèche. Les structures étaient ouvertes sous le nom et le diplôme des puéricultrices. Or ces structures étaient très largement financées par la Caisse d’Allocations Familiales mais également par les communes du Gosier et du Moule.


Toutes se sont portées parties civiles. Le préjudice estimé avoisine les 20 millions d’euros.

Ludivine Guiolet-Oulac Guadeloupe La 1ère

Le parquet a requis des peines de prison avec sursis allant de un à 3 ans contre Ghislaine Amabit et trois de ses fils. La peine la plus élevée à été requise à l’encontre de Marc Gabali : 4 ans de prison ferme dont 18 mois avec sursis


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